Après Hawaï, l’Italie et la Thaïlande, c’est en France que les équipes de la série The White Lotus a posé ses valises. Tandis que le casting de cette nouvelle saison est annoncé au compte goutte, direction la baie de Saint-Tropez pour découvrir le Château de la Messardière, lieu de tournage des futurs épisodes.
Partout dans le monde se cachent des lieux qui semblent faits pour accueillir des histoires — George Sand disait d’ailleurs que “les maisons ont une âme”. Le Château de la Messardière, perché sur les hauteurs de Saint-Tropez, au cœur d’un immense parc de 12 hectares et demi dominant la baie, est résolument de ceux-là. Aujourd’hui palace français, il s’apprête à entrer une nouvelle fois dans la légende — télévisuelle cette fois. Il se fera en effet le décor de The White Lotus, la très appréciée série HBO réalisée par Mike White. L’occasion de revenir sur son incroyable histoire.
Un cadeau de mariage pimpant

Tout commence à la fin du XIXème siècle. Un certain Gabriel Dupuy d’Angeac, négociant en eaux-de-vie et déjà co-propriétaire du château de Cognac, fait alors construire une demeure seigneuriale qu’il offre en cadeau de mariage à sa famille Louise Dupuy. Artiste et musicienne, cette dernière vient de dire “oui” à Henry Bisson de la Messardière, officier de cavalerie. Un geste pour le moins généreux, qui se fait le témoin de l’aristocratie bien particulière de l’époque, de ses codes et des fortunes assommantes détenues par les grandes familles bourgeoises. L’homme décèdera en 1905, laissant derrière lui une demeure qui portera à jamais son nom désormais inoubliable.
Plusieurs décennies de nouveaux propriétaires

Après la Seconde Guerre mondiale, le château change plusieurs fois de main. Des transmissions successives qui ne sont pas rares dans le monde des grandes propriétés françaises. La bâtisse, elle, demeure inchangée, bien ancrée dans un style distinctif qui dialogue parfaitement avec la faune tropézienne. Il faudra attendre 1989 pour qu’elle renaisse quelque peu de ses cendres : après avoir été restaurée et agrandie par Jean-Claude Rochette, architecte en chef des Monuments Historiques, la demeure est rachetée en 1992 par la famille Gibier. Sa nouvelle allure est remarquable, puisqu’elle mélange plusieurs styles architecturaux, faisant ainsi dialoguer les détails anglomauresques, orientaux, méditerranéens, Florentins et Provençaux. Une réhabilitation charmante et étonnante, qui marque un tournant : le château n’est plus simple château, mais entre alors dans le l’univers de l’hôtellerie de luxe — sans pour autant renoncer à son identité historique.
Enfin, la consécration

En juin 2012, le château de la Messardière fait partir des trois nouveaux hôtels français haut de gamme à recevoir le label officiel de “Palace”. Attribuée par l'État, cette distinction met en avant les établissemtns qui incarnent l’excellence hôtelière à la française, entre architecture remarquable, service d’exception et ancrage patrimonial important.
En 2019, Les Airelles (LOV Group) acquièrent les lieux, rénovent l’ensemble et rouvrent en grande pompe en juillet 2021. Son nouveau propriétaire ? Le milliardaire et homme d’affaires Stéphane Courbit, véritable magnat de l’hôtellierie de luxe. Aujourd’hui, le château propose pas moins de 28 chambres, de 71 suites, d’une piscine, d’une plage, d’un club pour enfants, d’une vue imprenable sur la baie de Saint-Tropez, d’un spa, d’une salle de sport dernier cri et cinq restaurants, dont une table japonaise signée Matsuhisa. De quoi en faire le parfait décor d’une série qui, tout comme ces lieux, a bien des secrets à dévoiler.






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