Retour sur la trembleuse : une pièce de joaillerie montée sur des ressorts
Au XIXe siècle, les bijoux viennent parer les robes à crinoline et les corsages en dentelles. Faites de diamants, les pièces de joaillerie, souvent inspirées de végétaux ou d'insectes, complètent les vestiaires des dames. À une époque hautement romantique, le tremblement est un ingénieux système de vibration qui accompagne les mouvements d’une femme qui respire dans son corset : les bijoux se mettent à bouger, à vibrer, à trembler.
Le tremblement est une technique utilisée par de nombreuses maisons de joaillerie. Il use du mouvement pour faire rayonner les diamants et les rendre plus grands, plus brillants, plus esthétiques. À l’image de l’horlogerie, le mouvement est un art que la joaillerie aime explorer : elle se joue des articulations, de la flexibilité, des transformations et des vibrations. Dans son expression la plus aboutie, le mouvement s’ôte d’un mécanisme de ressorts pour faire trembler les diamants qui habillent broches et parures.
Bien souvent, ce sont des pièces transformables. Tiges et vis se manient pour porter les différentes parties du bijou en broche, dans les cheveux, pour les agrandir ou bien les raccourcir. L’ensemble du système se range dans un écrin : au-dessus les bijoux et sous le plateau dissimulé, les éléments nécessaires au montage et au démontage (tournevis, peignes, etc). Aujourd’hui, la trembleuse est un bijou de collection qui témoigne d’un savoir-faire.